Le placard

Dès qu’il eut raccroché le téléphone, je sus que le rendez-vous galant d’Éric, mon coloc, se terminerait en partie de jambes en l’air. Si bien que lorsque je les entendis vers onze heures approcher dans le corridor, je courus me cacher dans le placard de la chambre, en laissant la porte juste assez ouverte pour bien voir ce qui allait se passer sur le lit.

Le couple laissa la lampe de chevet allumée. Ils se déshabillèrent mutuellement, explorant et taquinant chaque partie de leur corps. Éric fit courir ses mains sur le corps de sa date qui elle, s’empara de sa queue qu’elle branla délicatement, pour le faire bander. Il entreprit ensuite de la déshabiller avec enthousiasme et délicatesse, comme lorsqu’on déballe un cadeau d’anniversaire. Quant à moi, je me débraguettai en tentant de ne pas faire de bruit. Je bandais presque douloureusement.

Sur le lit, Éric plongea entre les cuisses de la fille et la lécha jusqu’à ce qu’elle se mette à soupirer, puis jouir bruyamment. Dans le placard, je n’en manquais pas une miette. Je crachai dans la paume de la main et m’astiquai l’engin vigoureusement.

Éric se releva et plaça sa bite devant le visage de son amante d’un soir. Elle le repoussa d’une mine un peu dégoûtée et lui tourna le dos pour se placer à quatre pattes. Éric soupira, puis la prit en levrette en ahanant. Depuis ma cachette, je pouvais voir la queue coulisser, aller et venir dans sa chatte en faisant un bruit baveux. La fille gémissait comme dans un mauvais porno et lorsque Éric jouit, je vis ses fesses se crisper et sa tête se renverser.

J’éjaculai à mon tour sur les habits du dimanche d’Éric. Écrasé au fond du placard, je jetai un dernier coup d’oeil à l’extérieur. Ils étaient tous deux étendus dans le lit, dans une langueur postcoïtale comparable à celle qui me fit m’endormir, le cul posé sur des godasses odorante et la bite poisseuse à la main.

Je me réveillai en sursaut lorsque Éric ouvrit la porte. Nu, une cigarette éteinte à la bouche, il me dit: « J’espère que le spectacle t’a plu. Maintenant, si tu pouvais enfin te décider de sortir du placard, je pourrais me faire sucer convenablement, pour une fois.»

Advertisements
Cet article, publié dans Récits, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s