Roy Dupuis

À genoux devant moi, sa langue enroulée autour de mon gland
Dans une cabine tachée de sperme de la rue Lewis
Je murmure à son oreille: « Tu ressembles à Roy Dupuis »

Ça le fait rire le temps de glisser sa main sur mon ventre
Mais j’y pense encore lorsqu’il me tend le flacon de poppers
D’une façon qui me semble toute roydupuisienne

Dans la pénombre d’une une cabine tachée de sperme
Je le vois inhaler comme seul Roy Dupuis saurait le faire
Regard ténébreux et gueule rugueuse d’ange déchu

Sa queue lourde et dure comme le courroux divin
Dans une cabine enfoutrée de la rue Lewis
Je sens sa langue de Roy Dupuis glisser vers mon scrotum

Alors je me débarrasse de mon jeans usé et décoloré
Car il fait obstacle dans cette cabine de la rue Lewis
À ces lèvres qui ressemblent tant à celles de Roy Dupuis

Coulant, salivant, roucoulant il m’a pompé tant et si bien
Que je me suis répandu en ornant de filets de foutre
Sa barbe drue et rêche de quasi Roy Dupuis

Me voilà donc pourceau fleurant le nitrite d’amyle
Une main tripotant ma bite gluante et les jeans chiffonnés
Sur le plancher maculé de foutre d’une cabine de la rue Lewis

Repus en compagnie d’un sosie bandé de Roy Dupuis
Cock ring fioles vides et sperme séché sur la peau
Sur la rue Lewis je crois bien que je vais revenir demain

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