La mère de Maxime est une salope

Louis s’approcha d’eux, sourire en coin.

— Les gars, vous ne devinerez jamais ce qui vient d’arriver.

— Je ne crois même pas qu’on va essayer.

— Pfff. Si c’est comme ça, je ne vais même pas vous raconter.

— Laisse-le donc faire, Louis. Raconte.

— Imaginez-vous donc que la mère de Maxime vient de me faire un blow job.

— Vas-t’en donc, toi!

— Tu nous niaises, là.

— Je vous jure les gars, c’est vrai! Elle m’avait demandé de tondre la pelouse. Je venais tout juste de finir quand elle est sortie avec un verre d’eau. Elle m’a dit que j’avais l’air délicieux, sans chemise et en sueur…

— C’est vrai qu’il fait chaud en crisse.

— Elle a vraiment dit «délicieux» ? Shit man!

— Ça fait que… j’ai bu mon verre d’eau, pis ensuite elle m’a dit de la suivre dans le garage pour qu’elle me donne ma récompense. Dès que la porte a été fermée, j’avais le short descendu aux chevilles et sa langue enroulée autour de mon batte.

— Wow!

— Elle suçait tellement fort que j’ai cru qu’elle allait partir avec ma queue!

— Es-tu venu? Est-ce qu’elle a avalé?

— Mets-en que je suis venu! Le sperme débordait de sa bouche, elle en avait sur le menton. Ensuite, elle s’est relevé et elle m’a embrassée en me passant ma dèche.

— Hostie de chanceux.

— Et c’est pas tout. Ensuite, elle m’a dit que…

Un garçon vint l’interrompre en tapant sur son épaule.

— Papa, maman fait dire de revenir à la maison parce que le dîner est prêt.

— Ok mon grand, dis-lui que j’arrive.

— Qu’est-ce qu’il a grandi ton fils, Louis!

— Oui, Maxime est un bon garçon. Je vous quitte les boys, le devoir m’appelle.

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Fifty shades of backyard fun

— Eille! Tu vois bien que j’ai besoin d’aide? Il reste encore une dizaine de boîtes à monter! Qu’est-ce que tu fais à regarder par la fenêtre… bandé?

— Approche… vite!

— Mais qu’est-ce que… elle ne porte pas de bas de bikini!

— Chut! Je crois qu’elle est en train de lire un bouquin de cul…

— Wow… j’espère que tu es enfin content d’avoir accepté de déménager.

— Je commence à croire qu’il n’y a pas que des inconvénients. Avant que tu arrives, elle se caressait en lisant.

— Elle se passait le doigt?

— Nan… elle frottait plutôt l’intérieur de ses cuisses. Elle a bien mis sa main sur sa chatte, mais de là à dire qu’elle a fait tremper ses cuticules…

— Quelle exhibitionniste, quand même.

— Je suis entièrement d’accord avec vous, très chère.

— Bordel! Tu as vu ce qu’elle vient de prendre dans sa main?

— On dirait qu’elle l’a bricolé elle-même. Il y a un fil qui dépasse… il est raccordé à la prise près de la piscine.

— Ce truc est énorme… et regarde la drôle de poignée en forme de «T», elle.. Oh non, elle ne va pas… Ouch!

— Qui aurait pu croire qu’un tel monstre puisse glisser si facilement, hein?

— Et si profondément, surtout! La voilà qui se pistonne des deux mains!

— Comme une bêche. Ou alors, un marteau piqueur.

— Chéri, je crois que j’aurais dû me soucier un peu plus du voisinage avant de choisir cette maison.

— On devrait l’inviter à dîner, tiens.

— Bonne idée. Avec un tel coup de poignet, on la chargera de faire monter la mayonnaise.

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«Est-ce que ça ballote quand tu gigotes?»

Tel était le titre de son annonce sur Craigslist.

Ça faisait au moins deux ans que je luttais sans relâche pour me débarrasser de mon bedon et finalement, mes efforts commençaient à porter fruit. Bien sûr, je n’avais pas du tout l’air maigre, mais j’en étais enfin arrivé au point où je ne pouvais plus être associé au groupe ignominieux des gros. Il me restait juste assez de gras… pour que ça ballote un peu quand je me mettais à gigoter.

J’ai donc répondu à son annonce, non pas parce que je considérais que je correspondais vraiment à ce qu’il recherchait, mais bien parce qu’il me semblait un vicieux de première catégorie doublé d’un sens de l’humour hors du commun. Or, dès son premier courriel, il me réclama une photo. «Je veux une preuve que tu as ce qu’il faut autour de la taille», m’écriva-t-il, ajoutant qu’il ne m’enverrait pas la sienne tant qu’il n’aurait pas pu évaluer l’état de mon abdomen. Je refusai catégoriquement; nous étions dans une impasse.

«Puisque nous sommes deux véritables têtes de mule, peut-être devrions-nous sauter l’étape de la photo et passer directement à celle de la rencontre…», finit-il par proposer. Nous nous donnâmes donc rendez-vous dans le stationnement arrière du Loblaws. J’avais préalablement enfilé pour l’occasion mes vêtements qui me faisaient paraître le plus gros en pensant tristement à tous ces mois de régime et d’exercice.

Un jeune demi-dieu en uniforme de pompier vint à ma rencontre.

— Pierre? me demanda-t-il en souriant à pleines dents.

Nous échangeâmes une poignée de mains.

— Tu m’as l’air plutôt… en forme, me dit-il, d’un air un peu déçu.

— En réalité, pas tant que ça, je te jure. Tu veux voir?

Puisqu’il n’y avait personne autour, je relevai mon t-shirt, je baissai mes pantalons et lui montrai mon ventre arrondi.

— Oh mon dieu! s’écria-t-il. Est-ce que je peux toucher? Est-ce que je peux voir l’arrière?

Je me retournai et lui montrai mon cul. Il attrapa mes fesses à pleine mains et les agita. Je crois qu’elles gigotèrent de façon satisfaisante.

De retour chez moi, il fut le premier à se retrouver à poil.

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Le placard

Dès qu’il eut raccroché le téléphone, je sus que le rendez-vous galant d’Éric, mon coloc, se terminerait en partie de jambes en l’air. Si bien que lorsque je les entendis vers onze heures approcher dans le corridor, je courus me cacher dans le placard de la chambre, en laissant la porte juste assez ouverte pour bien voir ce qui allait se passer sur le lit.

Le couple laissa la lampe de chevet allumée. Ils se déshabillèrent mutuellement, explorant et taquinant chaque partie de leur corps. Éric fit courir ses mains sur le corps de sa date qui elle, s’empara de sa queue qu’elle branla délicatement, pour le faire bander. Il entreprit ensuite de la déshabiller avec enthousiasme et délicatesse, comme lorsqu’on déballe un cadeau d’anniversaire. Quant à moi, je me débraguettai en tentant de ne pas faire de bruit. Je bandais presque douloureusement.

Sur le lit, Éric plongea entre les cuisses de la fille et la lécha jusqu’à ce qu’elle se mette à soupirer, puis jouir bruyamment. Dans le placard, je n’en manquais pas une miette. Je crachai dans la paume de la main et m’astiquai l’engin vigoureusement.

Éric se releva et plaça sa bite devant le visage de son amante d’un soir. Elle le repoussa d’une mine un peu dégoûtée et lui tourna le dos pour se placer à quatre pattes. Éric soupira, puis la prit en levrette en ahanant. Depuis ma cachette, je pouvais voir la queue coulisser, aller et venir dans sa chatte en faisant un bruit baveux. La fille gémissait comme dans un mauvais porno et lorsque Éric jouit, je vis ses fesses se crisper et sa tête se renverser.

J’éjaculai à mon tour sur les habits du dimanche d’Éric. Écrasé au fond du placard, je jetai un dernier coup d’oeil à l’extérieur. Ils étaient tous deux étendus dans le lit, dans une langueur postcoïtale comparable à celle qui me fit m’endormir, le cul posé sur des godasses odorante et la bite poisseuse à la main.

Je me réveillai en sursaut lorsque Éric ouvrit la porte. Nu, une cigarette éteinte à la bouche, il me dit: « J’espère que le spectacle t’a plu. Maintenant, si tu pouvais enfin te décider de sortir du placard, je pourrais me faire sucer convenablement, pour une fois.»

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La gaffe du gars du gazon

L’été de mes dix-sept ans, j’ai perdu le meilleur contrat de tonte de pelouse de la ville parce que mon chum Patrick était un imbécile.

C’était le meilleur contrat surtout à cause de madame Lavoie. Quand monsieur Lavoie n’était pas à la maison — et dieu sait qu’il n’y était jamais — elle venait toujours nous offrir une pointe de tarte dès que le dernier carré de gazon venait d’être tondu. Vous aurez compris qu’elle ne parlait pas de pâtisserie et que celui qui dégustait sa tarte aux poils correctement pouvait en prime limer tous les orifices de la maîtresse de la maison jusqu’au retour du boulot de son légitime époux.

Or, ce n’était jamais le tour de ce crétin de Patrick de jouer à la bête à deux dos avec la charmante trentenaire, car il avait envie de vomir dès qu’un seul poil pubien avait le malheur de se glisser dans sa bouche. Chaque semaine, il se plaignait de ne jamais être choisi, de toujours devoir rester assis tout seul au soleil sur la terrasse pendant qu’on se tapait la cliente, que ce n’était pas juste, et patati et patata. Alors imaginez sa joie lorsque madame Lavoie vint lui demander s’il pouvait tailler son buisson lorsqu’il reviendrait, la semaine suivante.

Tout aurait été parfait si monsieur Lavoie n’avait pas été à la maison et surtout si cet abruti de Patrick n’était pas entré dans la maison, nu comme un ver, avec des ciseaux, un rasoir et de la crème à raser. Car non seulement ai-je dû tailler ce foutu thuya moi-même, mais j’ai perdu à cause de cette andouille de Patrick le meilleur contrat de tonte de pelouse et la meilleure tarte aux poils de la ville.

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À tâtons

— Touche-moi. Je veux seulement que tu me touches, me dit-il.

Si je l’avais touché il y a quelques minutes à peine, quand nous étions encore habillés et inconnus, que ce serait-il passé? J’aurais pu frôler son épaule, j’aurais pu caresser sa joue… comment aurait-il réagi, en public, sur le trottoir? M’aurait-il mis son poing à la figure? M’aurait-il souri? Aurait-il pris les jambes à son cou? Surtout, qu’est-ce que ce contact aurait alors signifié, à ce moment précis?

Maintenant que je baigne dans l’air lourd qui entoure son corps, que sa chaleur et son aftershave s’insinuent dans ma chair, maintenant qu’il réclame ma caresse, pourquoi ce contact aurait une signification différente? Il s’agit pourtant des mêmes hommes, mus par de la même pulsion libidinale et impétueuse. Au point où nous en sommes, que je touche sa nuque du bout de l’index ou que je fasse vriller ma langue sur son gland, est-ce que ça fait vraiment une différence?

Il me regarde avec ses yeux verts, tendres, suppliants. Je crois que la réponse à toutes mes questions se trouve entre ses cuisses.

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Fist ce que doigt

(Honni soit qui mal y pense: il s’agit simplement d’un papier trouvé dans l’emballage d’un bonnet de natation.)

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Catalogue vénérien: chapitre deuxième

(Tiré du Catalogue vénérien du ci-devant Pierre Moleskine, compilé par ses propres soins et destiné à l’édification morale des générations futures.)

Célibat

Je qualifie de « célibat » la période qui s’étend de ma puberté au début de ma vie de jeune adulte, puisque c’est le seul temps de ma vie où je ne fus pas « en couple ». À partir de l’âge de 22 ans, j’ai toujours eu une compagne officielle avec qui je vivais marié ou en concubinage. Ainsi, de 13 à 22 ans, alors que j’étais monomaniaque et essentiellement une bombe à retardement hormonale, j’eus un nombre limité d’expériences sexuelles, d’abord masculines et ensuite féminines.

Si on exclut la première année passée à Sherbrooke, j’ai fait tout mon secondaire dans une école publique de la banlieue de Montréal. C’était une immense polyvalente que j’ai détestée dès le premier jour : elle ressemblait à un lourd blockhaus de béton et aurait pu sans problème contenir une tornade tellement tout à l’intérieur était conçu à l’épreuve de ces bêtes sauvages que sont les adolescents. Je m’y suis senti en prison et ce fut une réelle libération que de diplômer et ne jamais y retourner.

J’ai aussi, dès le premier jour, détesté les adolescents. Mes camarades me semblaient grégaires à l’extrême, bêtement obsédés par la popularité et organisés comme des meutes de chiens, sous la direction de mâles alpha aussi stupides que tyranniques. Quant à moi, j’étais sans conteste un mâle bêta, pour des raisons que semblaient flairer instinctivement les garçons et les filles de mon âge. J’étais timide, sensible, artiste de tempérament et je m’adonnais à des activités qui, si elles étaient révélées au grand jour, risquaient de m’étiqueter définitivement dans la catégorie infamante des « fifs » : j’écrivais de la poésie, je jouais du piano et je lisais des LIVRES (l’horreur). Il fallut que je me mette à la guitare électrique et que je joue dans un band pour alléger les soupçons du troupeau quant à la qualité chancelante de ma virilité. Par bonheur, je restai toujours un mâle becta et ne devint jamais un individu oméga, un de ces « rejet » intouchables qui étaient les souffre-douleur universels de la société adolescente que nous formions. L’un d’entre eux, surnommé « Capou » (je ne me souviens même plus de son vrai nom — en avait-il vraiment un?) était un pauvre animal traqué, blessé et traumatisé, qui m’inspirait à la fois la pitié et une peur immense (et lâche) de devenir comme lui.

J’étais donc plutôt solitaire, bien que je fisse partie d’une « gang » composée de premiers de classe, mâles beta par définition. La plupart d’entre eux sont devenus de gras ingénieurs banlieusards;  je les ai perdus de vue après mon mariage. L’un d’entre eux maria la sœur de mon ex et fut ainsi mon beau frère pendant quelques années. Ces garçons s’habillaient tous à peu près de la même façon (le look en noir des amateurs de rock alternatif des années quatre-vingt), partageaient les mêmes loisirs (le vélo, essentiellement) et ne manquaient aucune danse au centre des jeunes et à l’école. Quant à moi, j’étais un peu à la marge du groupe : je faisais de l’acné, ma bécane était pourrie, mes parents ne voulaient pas me payer les fringues qui constituaient l’uniforme du groupe et je faisais de la natation de compétition et des cours de sauvetage, ce qui systématiquement m’empêchait de sortir les vendredis et samedis avec eux. À partir de la quatrième année du secondaire, ils se mirent tous à avoir des blondes, ce qui m’isola encore davantage. Rétrospectivement, je me rends compte que si je n’avais pas été claviériste et guitariste pour le groupe de deux d’entre eux, je ne crois pas que j’aurais eu ma place parmi des garçons de bonne famille.

À partir de quinze ans, je me mis à consommer de la pornographie. Ce n’était pas très difficile d’acheter des revues de cul dans les dépanneurs — j’avais l’air plus vieux que mon âge et on ne m’a jamais demandé de pièce d’identité. Il m’arrivait aussi de prendre l’autobus et de me rendre dans les vidéo peep shows  du centre-ville de Montréal où, pour quelques vingt-cinq sous, je pouvais visionner des films hardcore en me branlant. J’étais aussi excité à la vue d’un homme baisant une femme que de deux hommes s’amusant entre eux — ce qui me distinguait de mes petits camarades, qui n’en avaient que pour les scènes de lesbiennes. Lire la suite

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Les règles des bains

(telles que je les ai comprises à force de les fréquenter)

Les mecs portant des slips de sports ont tendance à fricoter avec d’autres mecs portant des slips de sports. Personne ne fricote avec ceux qui portent des strings roses

Baiser dans le bain tourbillon peut causer des malaises cardiaques.

Essayer d’inhaler des poppers sous l’eau est une très mauvaise idée.

Mieux vaut ne pas rester couché sur le ventre, le cul bien relevé, car on ressemble ainsi à un taille crayon électrique.

La conversation dans la salle d’orgie doit être limitée au maximum. Grognements, soupirs, « je vais venir » et autres « allons plutôt ailleurs » sont permis. Les discussions sur le temps qu’il fait, ses ex, sa blonde, la meilleure marque de lubrifiants ou les avantages et inconvénients du port du cockring sont à proscrire.

Les mecs qui marchent les bras devant et qui se cognent le visage sur les murs ne sont pas sous l’effet d’une drogue étrange — ils sont seulement trop fiers pour porter leurs lunettes. Mieux vaut avoir l’air bien que de bien voir.

Une règle de l’univers stipule qu’il faut une fois de temps en temps laisser un vieux troll nous sucer la queue. Ceci nous sera rendu au centuple lorsque nous deviendrons nous aussi un vieux troll.

Les toilettes — même celles des bains — doivent servir aussi à leur usage conventionnel. Il est souhaitable de ne pas se faire une queue pendant qu’une dizaine de mecs font la queue à l’extérieur en se tortillant.

Il faut finir ce qu’on a commencé.

Si un homme a déposé près de lui une boîte de Crisco, une ceinture et des pinces à linge, mieux vaut savoir à quoi servent ces objets avant d’entrer dans sa chambre.

Rendu au poignet, il n’est plus le temps de dire non.

C’est une bonne idée d’apporter sa propre corde. Ce n’est pas une bonne idée de s’attacher soi-même.

Passer plus de quarante-huit heures aux bains ne détruit pas votre réputation, mais ne fait rien pour l’améliorer non plus.

Un étrange phénomène physique crée des distorsions dans l’espace-temps des bains où s’engouffrent régulièrement les clés et les portefeuilles qui sont projetés à travers un trou noir de l’autre côté de la galaxie.

Plus ont reste longtemps aux bains, plus les mecs deviennent désirables.

La nuit tous les chats sont gris. Dans la pénombre des bains aussi, mais dix pouces restent quand même mieux que six.

Avoir un petit pénis n’est absolument pas un problème si on sait s’en servir. Ceux qui ont des grosses queues n’ont besoin de rien savoir.

Les mecs qui fréquentent les bains sont comme cette tribu de Bornéo qui n’ont pas de mot pour dire « non ». Ils disent au lieu : « Désolé, je viens tout juste de jouir ».

Inutile de jouer les timides pour séduire après s’être fait prendre par douze mecs dans la salle d’orgie.

Emprunter le cockring d’un autre est une faute de goût impardonnable.

Si jamais la réception vous appelle sur l’interphone, soyez assuré que vous serez dans une position impossible à quitter rapidement dans vous blesser sérieusement.

Un fou rire n’est pas une réponse polie à la question « Tu veux baiser? »

Si vous vous souvenez des titres des films pornos qui sont projetés en boucle, c’est que vous ne vous êtes vraiment pas amusé.

Cessez de vous demander pourquoi les mecs qui ne daignent même pas vous adresser la parole dans les bars vous sucent si volontiers au bain. Il n’y a pas de réponse rationnelle à cette énigme.

De la même façon, inutile de comprendre pourquoi il est gênant de baiser aux bains avec quelqu’un que vous connaissez déjà.

N’essayez jamais d’expliquer ce qui se passe au bain aux hétérosexuels. Ou à votre épouse.

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38 min 12 sec

Il glissa un CD dans la fente du lecteur puis vint s’asseoir près de moi, sur le sofa. La lumière était tamisée et l’air de la chambre chargé d’électricité. Au milieu de la première chanson, j’avais placé mon bras derrière sa nuque, en parlant de tout et de rien. Pendant la deuxième chanson, il m’embrassa du bout des lèvres, puis me sourit timidement.

Nous nous embrassions fougueusement à la fin de la troisième chanson, ses lèvres bien ouvertes et ma langue contre la sienne, dans les bras l’un de l’autre. Pendant la quatrième, je sentis sa queue tendue sous son jeans, contre ma cuisse, pendant qu’il caressait ma poitrine et pinçait mes mamelons.

Peu avant que la dernière chanson s’achève, j’étais couché sur le dos, les yeux mi-clos, le pantalon aux chevilles et il me léchait la queue, la branlait délicatement de sa large main droite, l’avalait jusqu’au fond de sa gorge. Je sentais ses longs cheveux balayer mon ventre, la douce chaleur de son souffle chatouiller mon pubis. Je me mis à soupirer en même temps que les dernières mesures.

Quand la musique s’arrêta, il laissa ma bite glisser hors de sa bouche et se releva, une bosse proéminente sous la braguette. Il marcha jusqu’à la chaîne Hi-Fi et changea le disque pour quelque chose de plus lent, de plus doux. Puis, il se tourna vers moi. Il déboucla sa ceinture, fit descendre lentement la fermeture à glissière, puis retira son jeans, qu’il lança sur le sofa, juste à côté me ma queue refroidie, mais toujours aussi bandée. Le bout de la sienne dépassait de son slip.

Il sourit angéliquement en marchant vers moi, alors que commençait le solo de sax.

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