Retour aux sources

Il y a vraiment trop longtemps que ce blog est laissé à l’abandon. Ce matin, j’y pensais en tchattant avec une jeune dame sur Okcupid qui se disait curieuse de lire ce que j’écris.

Ce n’est pas que je n’écris plus, c’est que je suis trop flemmard pour faire l’effort de tout mettre en ligne. Je sais, je sais, la paresse causera un jour ma perte. Quoi qu’il en soit, je suis plutôt motivé en ce moment et je crois bien reprendre du service. C’est à suivre!

(Parlant d’Okcupid, allez visiter mon profil si l’envie d’une partie de jambes en l’air vous tenaille et que mes délires in Inglishe ne vous rebutent pas.)

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La mère de Maxime est une salope

Louis s’approcha d’eux, sourire en coin.

— Les gars, vous ne devinerez jamais ce qui vient d’arriver.

— Je ne crois même pas qu’on va essayer.

— Pfff. Si c’est comme ça, je ne vais même pas vous raconter.

— Laisse-le donc faire, Louis. Raconte.

— Imaginez-vous donc que la mère de Maxime vient de me faire un blow job.

— Vas-t’en donc, toi!

— Tu nous niaises, là.

— Je vous jure les gars, c’est vrai! Elle m’avait demandé de tondre la pelouse. Je venais tout juste de finir quand elle est sortie avec un verre d’eau. Elle m’a dit que j’avais l’air délicieux, sans chemise et en sueur…

— C’est vrai qu’il fait chaud en crisse.

— Elle a vraiment dit «délicieux» ? Shit man!

— Ça fait que… j’ai bu mon verre d’eau, pis ensuite elle m’a dit de la suivre dans le garage pour qu’elle me donne ma récompense. Dès que la porte a été fermée, j’avais le short descendu aux chevilles et sa langue enroulée autour de mon batte.

— Wow!

— Elle suçait tellement fort que j’ai cru qu’elle allait partir avec ma queue!

— Es-tu venu? Est-ce qu’elle a avalé?

— Mets-en que je suis venu! Le sperme débordait de sa bouche, elle en avait sur le menton. Ensuite, elle s’est relevé et elle m’a embrassée en me passant ma dèche.

— Hostie de chanceux.

— Et c’est pas tout. Ensuite, elle m’a dit que…

Un garçon vint l’interrompre en tapant sur son épaule.

— Papa, maman fait dire de revenir à la maison parce que le dîner est prêt.

— Ok mon grand, dis-lui que j’arrive.

— Qu’est-ce qu’il a grandi ton fils, Louis!

— Oui, Maxime est un bon garçon. Je vous quitte les boys, le devoir m’appelle.

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Fifty shades of backyard fun

— Eille! Tu vois bien que j’ai besoin d’aide? Il reste encore une dizaine de boîtes à monter! Qu’est-ce que tu fais à regarder par la fenêtre… bandé?

— Approche… vite!

— Mais qu’est-ce que… elle ne porte pas de bas de bikini!

— Chut! Je crois qu’elle est en train de lire un bouquin de cul…

— Wow… j’espère que tu es enfin content d’avoir accepté de déménager.

— Je commence à croire qu’il n’y a pas que des inconvénients. Avant que tu arrives, elle se caressait en lisant.

— Elle se passait le doigt?

— Nan… elle frottait plutôt l’intérieur de ses cuisses. Elle a bien mis sa main sur sa chatte, mais de là à dire qu’elle a fait tremper ses cuticules…

— Quelle exhibitionniste, quand même.

— Je suis entièrement d’accord avec vous, très chère.

— Bordel! Tu as vu ce qu’elle vient de prendre dans sa main?

— On dirait qu’elle l’a bricolé elle-même. Il y a un fil qui dépasse… il est raccordé à la prise près de la piscine.

— Ce truc est énorme… et regarde la drôle de poignée en forme de «T», elle.. Oh non, elle ne va pas… Ouch!

— Qui aurait pu croire qu’un tel monstre puisse glisser si facilement, hein?

— Et si profondément, surtout! La voilà qui se pistonne des deux mains!

— Comme une bêche. Ou alors, un marteau piqueur.

— Chéri, je crois que j’aurais dû me soucier un peu plus du voisinage avant de choisir cette maison.

— On devrait l’inviter à dîner, tiens.

— Bonne idée. Avec un tel coup de poignet, on la chargera de faire monter la mayonnaise.

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«Est-ce que ça ballote quand tu gigotes?»

Tel était le titre de son annonce sur Craigslist.

Ça faisait au moins deux ans que je luttais sans relâche pour me débarrasser de mon bedon et finalement, mes efforts commençaient à porter fruit. Bien sûr, je n’avais pas du tout l’air maigre, mais j’en étais enfin arrivé au point où je ne pouvais plus être associé au groupe ignominieux des gros. Il me restait juste assez de gras… pour que ça ballote un peu quand je me mettais à gigoter.

J’ai donc répondu à son annonce, non pas parce que je considérais que je correspondais vraiment à ce qu’il recherchait, mais bien parce qu’il me semblait un vicieux de première catégorie doublé d’un sens de l’humour hors du commun. Or, dès son premier courriel, il me réclama une photo. «Je veux une preuve que tu as ce qu’il faut autour de la taille», m’écriva-t-il, ajoutant qu’il ne m’enverrait pas la sienne tant qu’il n’aurait pas pu évaluer l’état de mon abdomen. Je refusai catégoriquement; nous étions dans une impasse.

«Puisque nous sommes deux véritables têtes de mule, peut-être devrions-nous sauter l’étape de la photo et passer directement à celle de la rencontre…», finit-il par proposer. Nous nous donnâmes donc rendez-vous dans le stationnement arrière du Loblaws. J’avais préalablement enfilé pour l’occasion mes vêtements qui me faisaient paraître le plus gros en pensant tristement à tous ces mois de régime et d’exercice.

Un jeune demi-dieu en uniforme de pompier vint à ma rencontre.

— Pierre? me demanda-t-il en souriant à pleines dents.

Nous échangeâmes une poignée de mains.

— Tu m’as l’air plutôt… en forme, me dit-il, d’un air un peu déçu.

— En réalité, pas tant que ça, je te jure. Tu veux voir?

Puisqu’il n’y avait personne autour, je relevai mon t-shirt, je baissai mes pantalons et lui montrai mon ventre arrondi.

— Oh mon dieu! s’écria-t-il. Est-ce que je peux toucher? Est-ce que je peux voir l’arrière?

Je me retournai et lui montrai mon cul. Il attrapa mes fesses à pleine mains et les agita. Je crois qu’elles gigotèrent de façon satisfaisante.

De retour chez moi, il fut le premier à se retrouver à poil.

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Le placard

Dès qu’il eut raccroché le téléphone, je sus que le rendez-vous galant d’Éric, mon coloc, se terminerait en partie de jambes en l’air. Si bien que lorsque je les entendis vers onze heures approcher dans le corridor, je courus me cacher dans le placard de la chambre, en laissant la porte juste assez ouverte pour bien voir ce qui allait se passer sur le lit.

Le couple laissa la lampe de chevet allumée. Ils se déshabillèrent mutuellement, explorant et taquinant chaque partie de leur corps. Éric fit courir ses mains sur le corps de sa date qui elle, s’empara de sa queue qu’elle branla délicatement, pour le faire bander. Il entreprit ensuite de la déshabiller avec enthousiasme et délicatesse, comme lorsqu’on déballe un cadeau d’anniversaire. Quant à moi, je me débraguettai en tentant de ne pas faire de bruit. Je bandais presque douloureusement.

Sur le lit, Éric plongea entre les cuisses de la fille et la lécha jusqu’à ce qu’elle se mette à soupirer, puis jouir bruyamment. Dans le placard, je n’en manquais pas une miette. Je crachai dans la paume de la main et m’astiquai l’engin vigoureusement.

Éric se releva et plaça sa bite devant le visage de son amante d’un soir. Elle le repoussa d’une mine un peu dégoûtée et lui tourna le dos pour se placer à quatre pattes. Éric soupira, puis la prit en levrette en ahanant. Depuis ma cachette, je pouvais voir la queue coulisser, aller et venir dans sa chatte en faisant un bruit baveux. La fille gémissait comme dans un mauvais porno et lorsque Éric jouit, je vis ses fesses se crisper et sa tête se renverser.

J’éjaculai à mon tour sur les habits du dimanche d’Éric. Écrasé au fond du placard, je jetai un dernier coup d’oeil à l’extérieur. Ils étaient tous deux étendus dans le lit, dans une langueur postcoïtale comparable à celle qui me fit m’endormir, le cul posé sur des godasses odorante et la bite poisseuse à la main.

Je me réveillai en sursaut lorsque Éric ouvrit la porte. Nu, une cigarette éteinte à la bouche, il me dit: « J’espère que le spectacle t’a plu. Maintenant, si tu pouvais enfin te décider de sortir du placard, je pourrais me faire sucer convenablement, pour une fois.»

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La gaffe du gars du gazon

L’été de mes dix-sept ans, j’ai perdu le meilleur contrat de tonte de pelouse de la ville parce que mon chum Patrick était un imbécile.

C’était le meilleur contrat surtout à cause de madame Lavoie. Quand monsieur Lavoie n’était pas à la maison — et dieu sait qu’il n’y était jamais — elle venait toujours nous offrir une pointe de tarte dès que le dernier carré de gazon venait d’être tondu. Vous aurez compris qu’elle ne parlait pas de pâtisserie et que celui qui dégustait sa tarte aux poils correctement pouvait en prime limer tous les orifices de la maîtresse de la maison jusqu’au retour du boulot de son légitime époux.

Or, ce n’était jamais le tour de ce crétin de Patrick de jouer à la bête à deux dos avec la charmante trentenaire, car il avait envie de vomir dès qu’un seul poil pubien avait le malheur de se glisser dans sa bouche. Chaque semaine, il se plaignait de ne jamais être choisi, de toujours devoir rester assis tout seul au soleil sur la terrasse pendant qu’on se tapait la cliente, que ce n’était pas juste, et patati et patata. Alors imaginez sa joie lorsque madame Lavoie vint lui demander s’il pouvait tailler son buisson lorsqu’il reviendrait, la semaine suivante.

Tout aurait été parfait si monsieur Lavoie n’avait pas été à la maison et surtout si cet abruti de Patrick n’était pas entré dans la maison, nu comme un ver, avec des ciseaux, un rasoir et de la crème à raser. Car non seulement ai-je dû tailler ce foutu thuya moi-même, mais j’ai perdu à cause de cette andouille de Patrick le meilleur contrat de tonte de pelouse et la meilleure tarte aux poils de la ville.

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À tâtons

— Touche-moi. Je veux seulement que tu me touches, me dit-il.

Si je l’avais touché il y a quelques minutes à peine, quand nous étions encore habillés et inconnus, que ce serait-il passé? J’aurais pu frôler son épaule, j’aurais pu caresser sa joue… comment aurait-il réagi, en public, sur le trottoir? M’aurait-il mis son poing à la figure? M’aurait-il souri? Aurait-il pris les jambes à son cou? Surtout, qu’est-ce que ce contact aurait alors signifié, à ce moment précis?

Maintenant que je baigne dans l’air lourd qui entoure son corps, que sa chaleur et son aftershave s’insinuent dans ma chair, maintenant qu’il réclame ma caresse, pourquoi ce contact aurait une signification différente? Il s’agit pourtant des mêmes hommes, mus par de la même pulsion libidinale et impétueuse. Au point où nous en sommes, que je touche sa nuque du bout de l’index ou que je fasse vriller ma langue sur son gland, est-ce que ça fait vraiment une différence?

Il me regarde avec ses yeux verts, tendres, suppliants. Je crois que la réponse à toutes mes questions se trouve entre ses cuisses.

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