Ma mère

Ma mère ne sait rien
Des étrangers que je rencontre
Dans les parcs, la nuit, l’été
Et qui me tartinent la barbe de foutre

Ma mère ne sait pas
Qu’à la maternelle
Ma petite amoureuse s’amusait
À me faire embrasser des garçons.

Ma mère ne se doute pas
Que je regardais autant les hommes
Que les femmes en sous-vêtements
Dans le catalogue caché sous mon matelas.

Ma mère ignore
Que ma première pipe
A précédé d’une semaine
Mon premier léchage de chatte.

Ma mère n’a aucune idée
Du nombre de bites tordues
Ont usé mes lèvres
Et l’ourlet plissé de mon cul.

Ma mère ne sait pas
Combien de langues empoissées par ma jouissance
Se sont retrouvées ensuite dans des bouches
D’épouses fidèles.

Ma mère ne connaît pas
Le nom de famille de tous ces hommes
Que j’ai rencontrés dans des taudis immondes
– Moi non plus, d’ailleurs.

Ma mère ne sais pas
Quelle odeur ont ces hommes
Sans paroles qui écrasaient mon visage
Contre la braguette de leur jeans.

Ma mère ignore
Que j’ai presque vomi sur les Adidas
De l’homme qui la première fois a giclé
Dans le fond de ma gorge.

Ma mère n’a jamais su
Qu’un agent de sécurité
M’a déjà surpris une trique à la bouche
Dans les toilettes de l’université.

Ma mère n’a jamais appris
Qu’un gars m’a déboîté la mâchoire
Parce que j’avais frôlé ses couilles
Pendant un trip avec sa femme.

Ma mère n’imaginerait jamais
Que j’ai sucé les pines
Des quatre gars recrutés pour baiser
En gang bang la mère de mes enfants.

Ma mère ne sait pas
Que je me sauve souvent du bureau
Pour aller enculer des femmes
Et des hommes inconnus.

Ma mère n’a jamais rencontré
Le latino au visage ravagé
Qui est venu dans mon cul
Sans avoir mis une capote.

Ma mère ne connaît pas
L’adresse de la clinique sans rendez-vous
Où une infirmière dure comme la pierre
M’a enfoncé une aiguille au coeur.

Ma mère n’a pas eu vent
De ses deux semaines horribles
Vécues dans l’attente fébrile
Des résultats de mes tests.

Ma mère n’a jamais eu vent mon angoisse:
Et si j’avais le sida?
Qu’est-ce que je dirais à mes parents?
Du haut de quel pont devrais-je plonger?

Ma mère ignore
Le soulagement presque orgasmique
De se savoir séronégatif
Quand on a perdu le numéro de son amant

Un jour, je lui dirai qui est vraiment son fils
Dans une lettre, quand j’habiterai sur un autre continent
Ou alors au téléphone à trois heures du matin
Quand elle ne se rapellera plus de son propre nom.

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Retour aux sources

Il y a vraiment trop longtemps que ce blog est laissé à l’abandon. Ce matin, j’y pensais en tchattant avec une jeune dame sur Okcupid qui se disait curieuse de lire ce que j’écris.

Ce n’est pas que je n’écris plus, c’est que je suis trop flemmard pour faire l’effort de tout mettre en ligne. Je sais, je sais, la paresse causera un jour ma perte. Quoi qu’il en soit, je suis plutôt motivé en ce moment et je crois bien reprendre du service. C’est à suivre!

(Parlant d’Okcupid, allez visiter mon profil si l’envie d’une partie de jambes en l’air vous tenaille et que mes délires in Inglishe ne vous rebutent pas.)

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La mère de Maxime est une salope

Louis s’approcha d’eux, sourire en coin.

— Les gars, vous ne devinerez jamais ce qui vient d’arriver.

— Je ne crois même pas qu’on va essayer.

— Pfff. Si c’est comme ça, je ne vais même pas vous raconter.

— Laisse-le donc faire, Louis. Raconte.

— Imaginez-vous donc que la mère de Maxime vient de me faire un blow job.

— Vas-t’en donc, toi!

— Tu nous niaises, là.

— Je vous jure les gars, c’est vrai! Elle m’avait demandé de tondre la pelouse. Je venais tout juste de finir quand elle est sortie avec un verre d’eau. Elle m’a dit que j’avais l’air délicieux, sans chemise et en sueur…

— C’est vrai qu’il fait chaud en crisse.

— Elle a vraiment dit «délicieux» ? Shit man!

— Ça fait que… j’ai bu mon verre d’eau, pis ensuite elle m’a dit de la suivre dans le garage pour qu’elle me donne ma récompense. Dès que la porte a été fermée, j’avais le short descendu aux chevilles et sa langue enroulée autour de mon batte.

— Wow!

— Elle suçait tellement fort que j’ai cru qu’elle allait partir avec ma queue!

— Es-tu venu? Est-ce qu’elle a avalé?

— Mets-en que je suis venu! Le sperme débordait de sa bouche, elle en avait sur le menton. Ensuite, elle s’est relevé et elle m’a embrassée en me passant ma dèche.

— Hostie de chanceux.

— Et c’est pas tout. Ensuite, elle m’a dit que…

Un garçon vint l’interrompre en tapant sur son épaule.

— Papa, maman fait dire de revenir à la maison parce que le dîner est prêt.

— Ok mon grand, dis-lui que j’arrive.

— Qu’est-ce qu’il a grandi ton fils, Louis!

— Oui, Maxime est un bon garçon. Je vous quitte les boys, le devoir m’appelle.

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Fifty shades of backyard fun

— Eille! Tu vois bien que j’ai besoin d’aide? Il reste encore une dizaine de boîtes à monter! Qu’est-ce que tu fais à regarder par la fenêtre… bandé?

— Approche… vite!

— Mais qu’est-ce que… elle ne porte pas de bas de bikini!

— Chut! Je crois qu’elle est en train de lire un bouquin de cul…

— Wow… j’espère que tu es enfin content d’avoir accepté de déménager.

— Je commence à croire qu’il n’y a pas que des inconvénients. Avant que tu arrives, elle se caressait en lisant.

— Elle se passait le doigt?

— Nan… elle frottait plutôt l’intérieur de ses cuisses. Elle a bien mis sa main sur sa chatte, mais de là à dire qu’elle a fait tremper ses cuticules…

— Quelle exhibitionniste, quand même.

— Je suis entièrement d’accord avec vous, très chère.

— Bordel! Tu as vu ce qu’elle vient de prendre dans sa main?

— On dirait qu’elle l’a bricolé elle-même. Il y a un fil qui dépasse… il est raccordé à la prise près de la piscine.

— Ce truc est énorme… et regarde la drôle de poignée en forme de «T», elle.. Oh non, elle ne va pas… Ouch!

— Qui aurait pu croire qu’un tel monstre puisse glisser si facilement, hein?

— Et si profondément, surtout! La voilà qui se pistonne des deux mains!

— Comme une bêche. Ou alors, un marteau piqueur.

— Chéri, je crois que j’aurais dû me soucier un peu plus du voisinage avant de choisir cette maison.

— On devrait l’inviter à dîner, tiens.

— Bonne idée. Avec un tel coup de poignet, on la chargera de faire monter la mayonnaise.

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«Est-ce que ça ballote quand tu gigotes?»

Tel était le titre de son annonce sur Craigslist.

Ça faisait au moins deux ans que je luttais sans relâche pour me débarrasser de mon bedon et finalement, mes efforts commençaient à porter fruit. Bien sûr, je n’avais pas du tout l’air maigre, mais j’en étais enfin arrivé au point où je ne pouvais plus être associé au groupe ignominieux des gros. Il me restait juste assez de gras… pour que ça ballote un peu quand je me mettais à gigoter.

J’ai donc répondu à son annonce, non pas parce que je considérais que je correspondais vraiment à ce qu’il recherchait, mais bien parce qu’il me semblait un vicieux de première catégorie doublé d’un sens de l’humour hors du commun. Or, dès son premier courriel, il me réclama une photo. «Je veux une preuve que tu as ce qu’il faut autour de la taille», m’écriva-t-il, ajoutant qu’il ne m’enverrait pas la sienne tant qu’il n’aurait pas pu évaluer l’état de mon abdomen. Je refusai catégoriquement; nous étions dans une impasse.

«Puisque nous sommes deux véritables têtes de mule, peut-être devrions-nous sauter l’étape de la photo et passer directement à celle de la rencontre…», finit-il par proposer. Nous nous donnâmes donc rendez-vous dans le stationnement arrière du Loblaws. J’avais préalablement enfilé pour l’occasion mes vêtements qui me faisaient paraître le plus gros en pensant tristement à tous ces mois de régime et d’exercice.

Un jeune demi-dieu en uniforme de pompier vint à ma rencontre.

— Pierre? me demanda-t-il en souriant à pleines dents.

Nous échangeâmes une poignée de mains.

— Tu m’as l’air plutôt… en forme, me dit-il, d’un air un peu déçu.

— En réalité, pas tant que ça, je te jure. Tu veux voir?

Puisqu’il n’y avait personne autour, je relevai mon t-shirt, je baissai mes pantalons et lui montrai mon ventre arrondi.

— Oh mon dieu! s’écria-t-il. Est-ce que je peux toucher? Est-ce que je peux voir l’arrière?

Je me retournai et lui montrai mon cul. Il attrapa mes fesses à pleine mains et les agita. Je crois qu’elles gigotèrent de façon satisfaisante.

De retour chez moi, il fut le premier à se retrouver à poil.

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Le placard

Dès qu’il eut raccroché le téléphone, je sus que le rendez-vous galant d’Éric, mon coloc, se terminerait en partie de jambes en l’air. Si bien que lorsque je les entendis vers onze heures approcher dans le corridor, je courus me cacher dans le placard de la chambre, en laissant la porte juste assez ouverte pour bien voir ce qui allait se passer sur le lit.

Le couple laissa la lampe de chevet allumée. Ils se déshabillèrent mutuellement, explorant et taquinant chaque partie de leur corps. Éric fit courir ses mains sur le corps de sa date qui elle, s’empara de sa queue qu’elle branla délicatement, pour le faire bander. Il entreprit ensuite de la déshabiller avec enthousiasme et délicatesse, comme lorsqu’on déballe un cadeau d’anniversaire. Quant à moi, je me débraguettai en tentant de ne pas faire de bruit. Je bandais presque douloureusement.

Sur le lit, Éric plongea entre les cuisses de la fille et la lécha jusqu’à ce qu’elle se mette à soupirer, puis jouir bruyamment. Dans le placard, je n’en manquais pas une miette. Je crachai dans la paume de la main et m’astiquai l’engin vigoureusement.

Éric se releva et plaça sa bite devant le visage de son amante d’un soir. Elle le repoussa d’une mine un peu dégoûtée et lui tourna le dos pour se placer à quatre pattes. Éric soupira, puis la prit en levrette en ahanant. Depuis ma cachette, je pouvais voir la queue coulisser, aller et venir dans sa chatte en faisant un bruit baveux. La fille gémissait comme dans un mauvais porno et lorsque Éric jouit, je vis ses fesses se crisper et sa tête se renverser.

J’éjaculai à mon tour sur les habits du dimanche d’Éric. Écrasé au fond du placard, je jetai un dernier coup d’oeil à l’extérieur. Ils étaient tous deux étendus dans le lit, dans une langueur postcoïtale comparable à celle qui me fit m’endormir, le cul posé sur des godasses odorante et la bite poisseuse à la main.

Je me réveillai en sursaut lorsque Éric ouvrit la porte. Nu, une cigarette éteinte à la bouche, il me dit: « J’espère que le spectacle t’a plu. Maintenant, si tu pouvais enfin te décider de sortir du placard, je pourrais me faire sucer convenablement, pour une fois.»

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Enculé

Je t’ai donné les meilleurs moments de ma vie
Boulevard Riel, appartement 211

Tu avais répondu à mon annonce sur Craigslist
J’avais noté to numéro sur un bout d’enveloppe déchirée

Que j’ai froissé et jeté dans le caniveau après notre rencontre
Après avoir été froissé et diligemment jeté par tes bons soins

Tu ne voulais pas de moi, je n’étais pas ton genre
Je n’ai rien du prince charmant, contrairement à toi

Je ne suis qu’une queue bien dure et presque anonyme
Qui va et vient dans ton cul d’ivoire et de miel

J’ai pourtant cru un instant être l’homme providentiel
Le messie que tu cherchais dans le dumpster du paradis

Tu m’as ouvert ta porte vête d’un t-shirt juste assez grand
Pour couvrir ton gland soyeux comme la joue d’un ange

Nous avons traversé en silence ton appartement
Planche à repasser dans la cuisine et lit défait

On pouvait entendre les étudiants à demi nus
Tondre la pelouse par la fenêtre de ta chambre

«Tu veux quelque chose à boire?» m’as-tu demandé
«Non, ça va» ai-je répondu, la pine déjà raide dans mon jeans

Tu vins t’asseoir près de moi et défit un à un
Le boutons de ma chemise et de mon 501

Tu me déshabillas comme on pèle la peau d’un serpent
Puis vins t’amarrer à ma bite comme un bateau ivre

Alors que tu plongeais pour pêcher des perles de foutre
Je frottai ta tête comme une boule de cristal

Dans l’espoir d’y apercevoir quel serait notre avenir
Où nous mènerait  le dérèglement prévisible de nos sens

Puis, il y eut ton cul bombé et parsemé d’étoiles
Dont tu avais pris soin de lubrifier le centre de gravité

Tu pris place sur moi et me guidai vers le saint des saints
En me disant «Donne-la moi bien profond»

Je crachai tout mon foutre dans tes entrailles
Puis tu te déroulas de moi comme le condom que j’aurais dû mettre

Rouge et en sueur, je te vis marcher d’un port altier hors de la chambre
En disant simplement «je t’apporte une serviette»

Assis sur ton lit, la queue gluante de foutre et de merde
La serviette était aussi froide que toi

«On peut se revoir» t’ai-je en me rhabillant
«Oui, bien sûr, pourquoi pas» as-tu répondu en regardant par terre

«Tu veux mon numéro?» t’ai-je proposé en tendant la joue
«Je t’enverrai un email» as-tu dit en te dérobant

Sur le pas de ta porte, sous le ciel cruel de la honte
Je me demandai lequel de nous deux s’était fait enculer.

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